Resident Evil Apocalypse: Cosplayer movie

Publié le par Glauktier

Sorti en 2004 dans les salles de ciné sales et obscures, Resident Evil Apocalypse fait suite à Resident Evil, le film. Reprenant directement le fil de l'histoire, l'action prend place tout juste après les évènements du premier. Mais Resident Evil: Apocalypse ne reprend pas que l'histoire et l'héroïne Alice mais aussi tous ses défauts qui vont être amplifiés…

 

ResidentEvil 2-Apocalypse

 

Sortie du coma expérimental dans lequel des scientifiques d'Umbrella l'ont plongé intentionnellement, Alice découvre la ville de Raccon City en véritable apocalypse. Le virus T s'est propagé et a atteint tous les habitants. Des hordes de zombies se déplacent maintenant dans les rues à la recherche des quelques survivants désemparés. Umbrella a fermé hermétiquement la ville alors que Jill Valentine des S.T.A.R.S., accompagnée de quelques survivants, tentent de trouver une issue.

 

Très honnêtement, je ne pensais pas qu'on pouvait faire pire que le premier tout comme je ne pensais pas que l'intelligence ai pu sauter une génération aussi facilement. Autant le premier film s'approchait de la série B, autant Resident Evil: Apocalypse est totalement dedans !

Alors que Resident Evil mal-adaptait le jeu vidéo tout en s'en écartant, Resident Evil: Apocalypse pose cartes sur tables et copie purement et simplement des images et scènes tirés des jeux Resident Evil 2 et 3. Identique à l'image, les personnages et leurs histoires sont mal écrites. Jill Valentine apparait à l'écran vétue comme son personnage virtuel et le Nemesis ressemble à un monstre de Sentaï horriblement mal réalisé. Même Alice est moins bien. Moins jolie et complètement différente mentalement que la première, le raccord personnage est inexistant. Je vais vous avouez un secret, c'est parce que Resident Evil: Apocalypse est le premier film Cosplay au monde ! Ce n'est pas une blague, même les producteurs nous ont laissé un message caché. Figurez-vous que Apocalypse est presque l'anagramme du mot Cosplay !

 

ResidentEvil-2-Apocalypse-2.jpg

Le Nemesis du jeu / le Nemesis du film

À moins que je ne me trompe…

 

Une caractéristique des films de séries B c'est qu'ils veulent faire classe en oubliant toutes les notions qui provoquent le respect. En d'autre termes, les héros font des acrobaties "de ouf guedin" sans qu'il y ai une quelconque réalité, à commencer par l'omnscience. Alice intervient dans plusieurs combats et entre en scène de façon fracassante et inattendue en sachant instinctivement TOUT ce qu'il y a à savoir:

-Où sont les gentils (géographiquement dans la ville puisqu'elle les a trouvé et géographiquement dans le lieu qu'elle investit)

-Où sont les méchants (même les gentils n'arrivent pas à les voirs alors qu'ils sont la même pièce qu'eux. Alice, elle, elle SAIT)

-Comment tuer les méchants (alors que les gentils usent leur munitions dessus, Alice utilise tout et n'importe quoi, n'importe comment, mais ça marche. Les monstres, bizarrement, évitent mieux les balles qu'une grosse moto ou qu'une armoire qui traverse la pièce)

-Viser juste, viser bien (Les gentils ont tous leur moment de cowboy à l'écran. Laché de 30 mêtres de hauteur, couché au sol, en courant ou dans le noir, ils font toujours mouche sans même se briser les cervicales à la réception)

Moi, j'applaudis !

 

Mais il n'y a pas que les gentils qui surprennent, les méchants aussi ! Alors que Les gens sont transformés en zombies à cause d'un virus, on leur découvre bien d'autres capacités que simplement avancer et mordre:

-Les zombies silencieux: Alors que les autres zombies se déplacent en masse et attaquent droit devant eux, plusieurs autres arrivent à surprendre en se glissant habilement derrière leur cible sans faire aucun bruits, tel un ninja putréfié !

-Les zombies téléports: Une autre faculté ce sont les zombies qui se téléportent. Un gentil entre dans une pièce alors qu'elle est vide. Il avance jusqu'au fond pour toucher le murs parce qu'il essaye de gagner à 1-2-3-Soleil, se retourne et POUF! une horde de zombie a rempli la pièce et attendait tranquillement que le gentil se soit retourné. Mais ce n'est pas tout parce que lorsque les héros viennent à son secours en entendant ses cris de souffrances et son chant du cygne, il est trop tard et ne trouvent qu'une pièce vide avec le corps de leur connaissance, déchiqueté. Les zombies téléports ont encore frappés et POUF!, ils sont repartis aussi vite !

-Les zombies omniscient: ça existe aussi. Les héros, sans bruits, se cachent dans un lieu. Alors que le plus précautionneusement, l'un d'entre eu ouvre la porte donnant sur l'extérieur, il y a déjà les zombies omniscient qui sont derrière pour l'attaquer ! Il existe aussi des meutes de zombies omniscient qui, cachés quelque part, attaquent tous ensemble en même temps sans même avoir à mettre au point un signal-zombie ou sans s'être mis d'accord-zombie.

-Les morts-vivants zombies: Un zombie n'est pas un mort-vivant et le concept de cette créature part du principe que les gens sont vivants avant de devenir zombie. Le virus T transforme les vivants en zombie mais aussi les morts récents qui avaient été atteints auparavant. Et bien Resident Evil: Apocalypse introduit les morts-vivants zombies qui, à 6 pieds sous terres depuis des lustres, sont ranimés !

 

Se joint à toute cette daube des effets visuels pour dramatiser l'avancé des zombies. Des effets de faux ralentis/floues qui perturbent plus notre vision qu'elle n'accentue d'émotions. Mon dieu, c'est cheap !

Mention spéciale à la scène de combat "mains nues" entre Alice et le Nemesis en moon-boots. Archi pas-classe et très mal filmé comme le reste du film. Ne pouvant pas se permettre de montrer à l'écran un gros méchant pas agile (puisque c'est un cosplay sur échasse qui a du mal à se mouvoir), les plans sont rapprochés et confus. Du coup ça ne permet aucun rythme ni aucune bonne appréciation d'un vrai combat et donc… aucune tension. Failed !

 

Resident Evil: Apocalypse a tout compris du mauvais cinéma. Même pas "bon film pop-corn" divertissant, il est trahit par son scénario cliché bourré de caricatures, ses effets visuels cheap et ses acteurs au rabais. Le film n'a rien compris au jeu et c'est borné à faire un film de zombie banal en injectant des personnages du virtuel sans qu'ils aient lieux d'être. Une des pires adaptation bien devant son ainé et pas loin du film Street Fighter, vraiment !

Publié dans Grosses daubes

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