The expendables: Les Guignols de la Guerre

Publié le par Glauktier

Ce film a fait pas mal parlé de lui, non pas pour sa qualité cinématographique mais bien pour son casting. Un film de brute avec des brutes. Un flot d'acteurs de film d'action dans un seul et même film, du concentré de muscle, de balles et d'explosions. Non les filles, ce n'est pas pour vous, vous le voyez bien.

 

Expendables

 

The Expendables est une unité de mercenaire qui règle des conflits armés pour un max de biftons. Expérience, maitrise et confiance sont nécessaire pour faire partie de l'équipe. Une nouvelle affaire leur est proposé: tuer le dictateur d'une petite île cubaine afin de libérer la populace. Mais derrière ça, ils découvrent que cette mission est commandé par la CIA et que le dictateur n'est qu'un pantin manipulé par un ex de la CIA, la vraie personne à abattre…

 

Ce film est co-écrit, réalisé et joué en acteur principal par Stallone qui a voulu se faire grave plaisir pour son film de fin de carrière (enfin on s'en doute). Il a appelé ses potes pour tourner un truc de gros durs, histoire que cette image lui colle définitivement à la peau. En plus il se met grave en avant durant tout ce long métrage en s'affichant torse-nu bourré de tatouage de "vrai-mec", comme un caïd de la gachette ou bon chef d'équipe aimé de tous. Il s'écrit aussi tout un rôle de composition à base de remord, de sentiments et un peu de redemption. Je vous rassure, rien de tout ça n'est crédible.

Parce que Stallone a tellement voulu se mettre en avant qu'il en a trop fait. D'une part il s'est offert tellement de séances de bistouri qu'il est méconnaissable à l'écran. Physiquement plus très loin de sa caricature des Guignols de l'Info, ses traits sont effacés, pommettes gonflés, yeux lissés, longs cils, sourcils et bouc hyper bien dessinés. Un vrai Ken Movie, voir un Live Toy Story qui fait saigner nos petits yeux d'innocent Petit Prince. Stallone veut faire plus jeune mais il a oublié que la nouvelle génération est déjà bien dans la place, jeune et sans ride et que son faux-air de baroudeur commence à faire vraiment tache.

 

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Stallone, qui voulait se faire aussi jeune et beau que Robert Downey Jr. dans Iron Man

 

 

D'autre part, il a voulu faire un film d'action explosif, détonnant et impressionnant. Clairement on oublie le scénar, prétexte à la gué-guerre, dont les éléments importants tels que la conclusion (par exemple) sont éludé. On ne se pose pas de question, on ressent de la peine pour une victime alors on part cogner.

On aurait pu penser que cet aspect du film était réussi, mené par un vétéran des films d'action. Hélas c'est aussi là qu'on s'aperçoit que réaliser un film d'action n'est pas donné à tout le monde. Certains plans sont fouillis, pas toujours explicites, redondants et… déjà vus. En contre exemple, j'ai dans la tête Inception ou les séquences de batailles sont très très bien racontés avec un fluidité déconcertante. The Expendables enchaine les séquences de fusillades, de coups et de meurtres sans vraiment impressionner (ce qui de nos jours, compte terriblement) à part si couper un ennemi en deux ou faire exploser un mirador à coup de fusil ça vous fait kiffer. Les gentils gagnent, ne subissent aucunes blessures et s'envolent vers de nouveaux horizons (spoil inside).

Ajouté à tout ça des effets post-prod étrangement laids pour ce qu'on peut attendre d'un film du genre. Les gerbes de sang sont ajoutés à l'image, certaines incrustations en fond vert font pousser des oouuhh laaa !! et pour finir le film nous achève avec du feu numérisé sur Windows 2000. Cheap. Trés cheap. Et, honnêtement, je ne m'attendais pas à ça.

 

Enfin on peut se dire que les acteurs sont au rendez-vous. Enfin surtout Stallone, Staham et Jet Li (et un peu Lundgren que je n'avais pas revu depuis Universal Soldiers et Rocky 3) qui ont la chance de posséder des scènes rien que pour eux. Les autres sont reléguer à des seconds plans sans aucun intérêt car il est très difficile d'offrir à chacun des scènes mémorables. En plus, comme les scènes ne sont pas terribles on ne profite pas vraiment d'eux. Je me souviens que le noir crie et tir souvent avec son gros fusil -prolongement de son sexe-, et qu'un autre blanc a une oreille bousillé et porte un chapeau de chasseur de canard.

 

Je souligne aussi le machisme classique de ce type de film dont The Expendables ne se prive pas. Les femmes sont traités comme des extraterrestres auquel l'homme se plie pour on ne sait quelles raisons. De la chair à bite ou à sentiment, qui ne vaut guère pas qu'on s'y intéresse plus que pour défendre des valeurs musclés. Bon… on va dire que c'est pas l'image de la femme qu'on recherchait dans ce film. En attendant y'a des grosses motos choppers, des tatouages, des muscles saillants et du téton d'homme à foison, à se demander quel public d'homme est visé.

 

Juste le seul point positif serai une scène de 3 minutes entre Stallone, Willis (profitez en bien d'ailleurs parce qu'il n'apparait plus après) et S. (son nom est censuré pour garder un peu de surprise, je suis pas un salaud) dont les vannes, entre privates jokes et blagues scénarisés, fusent. C'est fun et drôle mais juste ce court moment là.

 

Scénario éludé et scènes d'actions sans grand intérêt, je crois que leurs meilleurs films sont derrière eux (enfin par encore pour Staham quand même). Allez vite vous chercher un bon Jet Li ou Rambo 4 si vous voulez mon avis. The Expendables, comme veut dire sa traduction littérale, on peut s'en passer.

Publié dans Grosses daubes

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RaHoW 03/12/2010 20:37


Bah, c'était évident que le film allait être comme tu l'as décris ^^

C'est une sorte de "SlyFest", mais c'est aussi de voir tous les gros acteurs de l'action hollywoodiens dans le même film qui peut m'amener à le mater un de ces 4... en connaissance de cause ^^