Resident Evil, le film: Alice au pays des horreurs

Publié le par Glauktier

Les adaptations de jeux vidéos en film, voila un sujet qui ne cesse d'être débattu. Resident Evil n'échappe pas à la règle voir même fait partie des éléments centraux de cette furieuse discussion que tous fans a eu un jour avec ses amis, de vive voix ou sur internet. Jeux de zombies, films de zombies… public de zombies ?

 

Resident evil

 

Alors qu'un dangereux virus est libéré dans un centre de recherche, le Hive, de la toute puissante société Umbrella, une équipe de mercenaire est dépêché rapidement 5 heures plus tard pour comprendre ce qui est arrivé et reinitialiser l'I.A. qui a pris les mesures d'urgence. Emmené avec l'équipe alors qu'elle émergeait d'un coma, Alice est pris d'amnésie et se remémore au fur et à mesure du périple qui elle est vraiment et ce qu'elle fait ici. Nos héros sont loin de se douter que derrières les portes fermés qu'ils essayent d'ouvrir se cache un monde d'horreur…

 

Une chose est sûr dans l'intégralité de ce film à budget très moyen: le personnage principal Alice est une allégorie de celui de Lewis Carol qui, au lieu de traverser un monde de Merveilles, va péniblement s'extirper d'un monde d'Horreur. Resident Evil, le film, prend à contre-pied ce classique et j'ai décidé d'en faire de même avec ma critique:

 

D'un point de vue non filmographique, Resident Evil est une réussite. Cette adaptation colle parfaitement au jeu du même nom tout en s'y détachant par les aspects les plus essentiels. Le manoir du jeu, par exemple, n'apparait pas comme carton pâte et contribue totalement à l'ambiance du film puisque les actions ne s'y déroulent quasiment pas. Les zombies ne sont pas de mauvais acteurs mal maquillés et ne font pas rire alors que les rôles principaux volent la vedette à Milla Jovovich par leur charisme que je n'associerai pas à une moule. D'ailleurs, on ne reconnaitra pas notre brave Ana-Lucia Cortez de Lost puisqu'il ne s'agit pas de la même actrice, Michelle Rodriguez.

 

resident evil-2

Le design d'Alice (le personnage de Milla Jovovich que vous pouvez voir sur l'affiche) ne ressemble en rien au personnage de Claire redfield, héroïne du jeu Resident Evil 2. Ça se voit !

 

Je n'ai eu aucun mal à suivre l'histoire puisque le film ne souffre pas de mauvais raccords ni même d'un très mauvais montage. Il n'y aucune absurdité ni même d'illogisme, tout est très bien pensé. C'est d'ailleurs notable lorsque on ignore que l'équipe des héros est séparé (parce qu'il ne manque pas de séquence nous le montrant) et qu'Alice rejoint l'équipe de mercenaire piégée derrière des portes que des hordes de zombies veulent ouvrir, sans avoir eu à les traverser elle-même, après avoir été faire une balade toute seule dans le centre de recherche (zone infesté de zombie juste quand le film le veut bien). Tout est cohérent et pertinent. Je salue le scriptman doué d'une super intelligence ainsi qu'un réalisateur soucieux de la compréhension de son scénario.

Tout le long, on retient son souffle à chaque seconde. Chaque instant est propice à un cri d'épouvante ou de surprise, prit par l'histoire qui n'est pas à chier. À aucun moment on ne ressent l'impression que le scénario construit pièces par pièces des séquences de fausses-peurs, tel quelques secondes de calme puis une soudaine intervention brusque, horrifique ou juste humoristique des personnages. C'est un travail d'artiste qui affecte aussi le twist scénaristique, que je ne qualifierai pas d'atrocement nul et prévisible.

Les effets visuels et l'animation de certaines créatures ne sont pas du tout cheap, tout comme les décors dont on imagine pas du tout, mais alors pas du tout le studio derrière avec ces techniciens qui diffusent encore un peu de fumée carbonique. Non vraiment, j'avais l'impression d'y être !

Enfin je n'irais pas jusqu'à dire que Paul S.W. Anderson est une sous-merde qui n'offre que des films de sous-budgets bons pour W9, là ou je n'ai pas pu y voir une autre de ses daubes de film série B nommé Event Horizon, le vaisseau de l'Au delà où il ne m'avait pas déjà prouvé son talent pourri. Alors qu'il a réalisé des films plutôt potable tel que Mortal Kombat ou Alien VS Prédators, là je ne peux pas affirmer qu'il s'est surpassé.

 

Je crois au plus profond de moi que Resident Evil, le film, n'est pas une grosse daube ou chaque éléments des plus importants du jeu ne sont pas bien saisis, digérés et retranscris avec intelligence dans la pellicule. Paul S.W. Anderson a extrêmement bien compris l'essence du jeu, ça se sent. Ce film ne se termine pas avec un Cliffhanger qui appel à une suite que nous ne verrons pas prochaine ici même sur mon blog.

Publié dans Grosses daubes

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