Twilight 1 : vampire sans croc et sans saveur

Publié le par Glauktier

Dure épreuve qu’il m’a été donné de subir, même si je suis le seul à blâmer. J’ai visionné les deux films faisant fureur parmi les « teenagers », surfant sur la vague vampire contemporaine. Je peux pas dire que j’en suis fier…

 twilight 1

 

Le film est un adaptation du roman éponyme nous narrant l’histoire de (Isa)Bella (17 ans), adolescente parmi les adolescentes de Phenix, qui se fait lâchement abandonner par sa mère et son beau-père qui ont décidé de quitter la ville afin d’en visiter d’autres (on en sait pas plus)… Direction la maison de son père à ForkVille dans un état pourrave, pluvieux et forestier, à coté d’une réserve indienne.

Son père, shérif de la ville, n’ayant rien à lui dire, et elle non plus (vu qu’elle montre clairement des moments d’insipidité répétés) en tant qu’ado. Conséquence : elle se fait grave chier jusqu’à son entrée au lycée. Là, elle se fera un panel largement représentatif des teenagers américains d’une banalité aberrante (le comique, la comique, le journaleux asiat’ sympa, la journaliste assistante indienne sympa, comme ça vous voyez déjà les couples de la fin du film) mais rien ne sera mieux que d’essayer de parler avec Edward, un putain de beau gosse chelou qui à envie de vomir dés que Bella s'approche de lui (vachement encourageant).

Edouward fait partie de la famille des « Colluns » dont son père adoptif est médecin. Ses deux autres frères et deux autres sœurs adoptifs incestueux accompagnent Edouward au lycée. Et je dis ça sans rire puisque ces couples sortent ensembles. Même s’ils sont adoptifs, il reste la moral… bref, une famille de mime, donc (ils ont le visage blanc, les lèvres très rouge et le reste du corps chromatiquement normal), qui inspire mystère et crainte parmi les teenagers…

 

Ce film de deux heures est d’une longueur interminable. Déjà parce qu’il ne se passe rien d’intéressant et ensuite parce que les deux acteurs principaux sont vraiment des quiches déglutissante possédant un jeu épouvantable. Faut dire qu’ils ne sont pas aider par les dialogues improbables et illogiques tiré surement brutalement du bouquin. Bella simule très bien l’ado transi, si bien qu’on se demande ce que ses amis (et Edouward) lui trouvent, vu qu’elle n’inspire que le néant. Qui se ressemble s’assemble puisque Edouward (pourtant vampire agé, mais je ne vous spoil en rien) possèdent tout dans sa panoplie d’acteur sauf les émotions qu’il est censé retranscrire, et ça lui réussi bien pour un mime. Bella représente la lectrice qui s’identifie et Edouward, le bellâtre fantasmé, l’amour impossible. Cependant ces deux-là sont incapable de nous donner une réélle impression de sentiment d’amour ou de quoique ce soit. Il n’y à rien à part du vide et de l’ennui.

 

Ce film reprend les vampires et, comme le veux une récente tradition inconsciente, il change leurs pouvoirs. Habituellement, ces créatures de la nuit meurent si le soleil les touche ou à l’aide d’un pieux dans le cœur. Les spécialistes vous compteront bien d’autres façons, la croix et l’ail étant désormais vraiment ringard.

Pas forcement toujours d’une rapidité ou d’une force surhumaines, les vampires ne peuvent pas entrer dans les maisons sans qu’on les y autorise. Cette règle m’amuse beaucoup. Tuilite, lui, à décider de faire des vampire une tout autre créature puisque les règles ne sont plus les mêmes :

- Les vampires peuvent sortir à la lumière et au soleil. Mais un rayon de notre astre viendrai les trahir auprès des humains car cela ferai ressortir des lueurs de leur peau à la manière de petit cristaux. Sauf que si dans le livre, et dans le cœur des vierges, cela paraît mirifique, en réalité cet aspect visuel ressemble plutôt à du papier de verre…

- Les vampires ne meurent d’aucune façon sauf celle d’être démembré et incinéré. Ça commence à devenir des durs à cuir et j’imagine même pas si on fait l’un sans l’autre.

- Les vampires n’ont pas de crocs. Aucune excroissance dentaire, rien ! Ils mordent mais leur sourire d’humain reste inchangé. On s’éloigne de plus en plus…

- Ils courent aussi vite que la lumière mais gardent une préférence pour les belles voitures rapides qu’ils conduisent avec autant d’assurance que l’agence de mannequin qui les à pistonner pour le film.

- Certains vampires ont des pouvoirs particuliers tel qu’avoir des visions ou lire dans les pensées. Alors bon, ce sont des êtres fantastique donc vas-y qu’on leur colle tout sur l’dos !

Tout de suite, je peux vous dire que l’effet ne prend pas. Nous n’avons pas affaire à des vampires mais à des mimes transgéniques. Ils n’inspirent que du rire à certains moments et des larmes de bâillements à d’autres.

 

Mon esprit ne peut pas faire autrement que de comparer Tuilite à True Blood (dont chacun d’entre nous attend la saison 3, bien évidemment). True Blood revisite lui aussi le mythe du vampire mais en l’intégrant à une réalité profonde d’une petite ville américaine, partager entre le catholicisme limite extrême, la dépravation, le racisme et le surnaturel. Je ne vais pas raconter ici l’histoire et le grand intérêt de cette série mais grand bien vous en ferais si vous ne la connaissez pas.

 

Cette critique devient un peu trop longue alors je vais faire court. Ce film est bourré de clichés ridicules et kitch, de dialogues ordinaires déjà vus partout, de longueurs valable uniquement si c’est éviter un match de foot et d’une histoire… absente.

Le film possède plusieurs passages qui n’ont rien à voir les uns avec les autres. On passe de la séquence romantique savonneuse à de l’art et essais incongrue qui finit sur un clip au piano bourré de fausses notes. Personne n’y trouvera son compte. Ceux qui veulent voir ce film pour une tragédie romantique n’y verront que niaiseries. Ceux qui voudront voir un film de vampire n’y verront que des fantaisies absurde. Et ceux qui voudront voir un bon film n’y verront qu’un mauvais.

 

Tuilite n’est valable que pour des filles de 11 à 15 ans et je resterais intransigeant là-dessus. On plonge en plein Harry Potter pour fille ! Si vous ne faites pas parti de cette catégorie, alors c'est du temps perdu !

 

J'ai pas regardé le chapitre 2 pour rien, vous allez y avoir droit aussi !

 

Publié dans Grosses daubes

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Gon 24/05/2010 23:21


Perso, j'ai fuis les films de Twilight, au vu des critiques.
Par contre, dans le même genre, j'ai beaucoup apprécié les deux "Underworld" : les personnages sont pas mal et le scénario est franchement sympatique. Son seul défaut : un petit côté matrix dans la
mise en scène.
Mon film de vampires préféré reste "Vampires" de Carpenter.


Pascal 07/05/2010 16:15


AH AH AH, excellente critique, j'ai vu le 1 en bouffant le midi devant mon ordi et effectivement c'est nul pour les + de 15 ans. Et ça me rappel une conversation avec Julien, on lui parlait de True
Blood je crois et lui n'arrêtait pas de dire "ouais mais dans toua-lite et ben....". Bref, ça m'a bien fait rire.


Glauktier 07/05/2010 23:49



Oui, parfois, Julien est une fille de 15 ans… ^^;