Seul Two: La porte ouverte

Publié le par Glauktier

Un sujet sur ce film est clairement une porte ouverte. Seulement, l'être humain n'a toujours pas réussi à matérialiser correctement sa plus grande peur : Être seul.

 

seuls two

 

Mis à part un titre que je trouve trés bien trouvé et une affiche qui est bien agréable à l'oeil, on ne peut pas sauver ce film.

Vous avez devant vos yeux (non pas ébahis car je pense que vous le saviez) une daube qui ne fait même pas rire un enfant de 8 ans ou vous-même pendant une soirée "craquotte" avec vos potes du rugby.

Le scénario, les acteurs, la réalisation. Tout est à chier. Le pire c'est le montage qui rend le film incompréhensible, aider d'un script qui, je crois, n'a pas très bien compris son travail. Le déroulement du film est extrêmement long. Devant lui, les secondes vous paraissent des heures ! Éric et Ramzy sont la parfaite incarnation des célébrités qui ont dérapés, plus drôles, bouffés par leur popularité et qui ont laissé au placard ce qui les rendait intéressant à leur début. Ramzy a la voix derraillé par l'alcool et je ne sais quoi (mais je sais en fait très bien), Éric à troqué ses gags par un jeu aussi fade que sa coiffure. Mais oû est donc passé la Tour Montparnasse Infernale qui était sorti du lot des films de comiques il y a plusieurs années ??

Dans la même catégorie, je vous déconseille Double Zéro, avec les même comédiens, et qui possède exactement des même tares ! Je narrive pas à comprendre comment, avec des scénario pareil, la production peut avoir des acteurs comme Benoit Magimel (bien que je ne le porte pas dans mon coeur) et Edward Baer (qui n'est pas exceptionnel qui sait encore se démarquer par son originalité).

 

Là encore, on retrouve une problématique que je citais dans ma critique du film Légion. En effet, Seuls Two amène une idée déja faite au cinéma, un concept très intéressant: un être humain se retrouve seul sur la Terre avec tout ce qu'elle à offrir aujourd'hui dans les grandes villes. Que faire d'une bonne idée qui n'a jamais été bien terminé ? Parce qu'en effet je considère ce problème, tel qu'il est posé, non conclu. Les films 28 jours plus tard et Je suis une légende tentent d'y apporter une réponse sans succés. Le premier se finit en film de zombie et le second vire au film de zombie à son tour pour finir en délire biblique absolument gerbant. Seuls Two, lui, tente d'expliquer ce phénomène par un revirement à peine expliqué contradictoire dû au rapprochement physique ou mentale des deux personnages (Éric et Ramzy) et qui ne fait que détester le film d'avantage.

 

Tous les films qui portent ce thème s'étouffent dans l'oeuf, se noient dans leur vomi ou suffoquent sous la douche… Le dévellopement n'est pas à la hauteur du concept de base. Je déclare donc la problématique du "Dernier homme sur terre" toujours ouverte, car, actuellement, aucune fin n'est satisfaisante.

Publié dans Grosses daubes

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