Scott Pilgrim vs the world : combats géné-irrationnels

Publié le par Glauktier

Scott Pilgrim a d'abord fait beaucoup parler de lui à l'état de comics. En effet, il s'agit avant tout d'un comics de 6 volumes de Bryan Lee O'Maley qui a eu beaucoup de succès auprès de la génération geek. Je viens tout juste de voir l'adaptation cinéma et je dois dire que je suis plutôt soufflé. Edgar Wright, réalisateur de Shaun of the dead et Hot Fuzz a réussi un beau pari.


Scott Pilgrim

 

Pour sortir avec Ramona, la fille de ses rêves (littéralement puisqu'il l'a vu dans ses rêves), Scott Pilgrim va devoir affronter et battre les 7 ex maléfiques de la Belle, à coup de pouvoirs et d'acrobaties qu'il produit malgré lui.

 

Le pitch est très simple et le scénario bataille-victoire classique mais le développement est tout autre. Scott Pilgrim est bourré d'humour, de références geek (jeu vidéo, manga, comics) et de bonnes idées. C'est l'adaptation cinématographique d'une génération à elle toute seule, péchu et créative.

Pour déguster ce film, faut être à la page, dans la vague, branché quoi ! Le son, les onomatopées visuelles, la musique à base de gratte, de basse et de batterie, l'humour omni présent, les styles d'effets, les répliques, les… Bref, c'est un vrai pot pourrie d'exutoire à geeks. Je n'ai pas (pu) lire la BD qui devait encore être bien plus bourré que ne l'est le film. Le montage est dynamique et les effets visuel subtils et de bons goût sont omniprésents. C'est un film de geek-graphiste d'excellente qualité.

Scott Pilgrim fait rire. La réplique, la mise en scène ou l'effet visuel qui fait mouche, y'en a 10 par scène. Là, pas besoin de passer 12 heures derrière son ordi pour rire comme un petit fou. C'est très clair et toujours très bien amené, compréhensible de tous.

Par contre, là ou les gens inhabitués à ce milieu auront peut-être un peu de mal c'est avec les milliers de transitions (géniales cela dit). Comme il s'agit de l'adaptation d'un comic qui a déjà une sacré liberté de mise en page, il faut faire des raccourcis, en venir vite au but pour tout caser en 1h50 de film. Je conçois que le film sois donc un peu dure à suivre parfois pour des néophytes. Mais seulement pour eux.

Ce qui m'a plu aussi c'est l'adaptation parfaite dans le sens ou ce qui a été rendu possible en BD l'est aussi en film. Scott doit battre 7 types qui possèdent des pouvoirs (magiques) et une force hors du commun. Mais Scott se découvre que lui aussi il peut agir comme ça. Sans se poser de question il encaisse des coups ahurissant et en met tout autant dans la tête de ses ennemis. Il n'a jamais appris à se battre puisque c'est un gars lambda, ceux qui le voit se battre hallucine mais ça passe super bien ! C'est comme ça, c'est tout. Personne ne pose plus de question, on s'en fout et on savoure.

On retrouve Michael Cera (que vous connaissez déjà depuis Arrested Developpement et/ou Be Bad) dans le rôle principal ainsi qu'une ribambelle d'acteurs fort sympathique à l'écran. je retiens le rôle du colocataire gay Wallace Well, joué par Kieran Kyle Culkin (le frêre de Macaulay Culkin, je me disais bien qu'il me disait quelque chose !) et la jolie Mary Elizabeth Winstead dans le rôle de Ramona (la fille au cheveux rose sur l'affiche) qui a vraiment la tête du personnage BD (les yeux très ronds).

 

Scott Pilgrim m'a fait passer un très bon moment et je pense fortement qu'il en sera de même pour vous. Cependant, il se peut qu'il soit la cible de réticences vis à vis de non-jeunes, non-adolescents et non-adulescent et c'est compréhensible mais même si c'est un univers dont vous n'avez pas les codes, le film reste très accessible. À vous les répliques cinglantes et les plans-sécondes gagesques ! Date de sortie, le 1 décembre 2010 (Ouais j'y peut rien…) !

Publié dans Films à voir

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