God of War 2: le règne du plus fort

Publié le par Glauktier

Tout récemment, j'ai pu faire la suite de God of War, intelligemment appelé God of War 2, afin de pouvoir jouer sans défaut à God of War 3 sur PS3 (un summum de beauté parait-il). Les deux premier étaient sortie sur PS2 et se sont fait une santé nouvelle avec ce remake HD sur PS3 possédant donc des graphisme plus poussés. Au moins on peut se dire que c'est pas si grave si on y joue pas sans écran HD à celui-la.

 

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God of War:

Kratos est un guerrier de Spartes, une vraie terreur sur le champs de bataille. Lui et son armée remportent victoires sanglantes sur victoires sanglantes jusqu'aux jour ou il tombe sur plus fort que lui. À l'article de la mort il prie Arès (le dieu de la guerre grec) de lui fournir assez de puissance pour terrasser son ennemi, en échange de quoi il sera son esclave pour toujours. Aussitôt dit aussitôt fait (tu m'étonnes), Arès intervient et fait de Kratos un être plus fort encore, rempli de haine et de violence. Il terrasse alors l'armée adverse mais, sous le coup de la fureur en rentrant chez lui et, entre autre, à cause d'une illusion créée par son bienfaiteur, il décapite aussi sa femme et sa fille. Se sentant alors trahi par les dieux (il va souvent se sentir trahi, vous allez voir), il fera tout pour mettre un terme au règne d'Arès (ça tombe bien, Athena va l'y aider).

 

God Of War 2:

Kratos est devenu le dieu de la guerre à la place d'Arès, trônant parmis ses collègues dans l'Olympe. La ville de Sparte, alors sous sa protection, ne cesse de guerroyer et cela ne plaît plus à Zeus, qui se dit que ça commence à bien faire parce que Kratos il n'arrête de foutre le bordel. Alors les Dieux mettent au point un plan pour faire redevenir mortel Kratos et ça fonctionne (Zeus lui enfonce même une jolie épée dans le bide). Mais Kratos est sauvé par Gaïa, titan déchu par les dieux et qui crie vengeance. Il devra alors trouver les 3 soeurs du Destin pour revenir au moment ou Zeus l'a terrasser et lui mettre une raclée.

 

 

Les God of War suivent exactement le même procédé, la même charte, la même structure. Kratos va voyager dans différents lieux de la mythologie grecque pour parvenir à son but final. Entre temps, il va rencontrer des milliers d'ennemis (tirés des mythes grec) qu'il va exploser avec fureur. Ce faisant il recoltera des "orbes", une monnaie qui permettra d'upgrader ses armes et sorts magique. God of War n'a pas inventé le Beat Them' All (terme désignant ces jeux de 1 contre 10 ennemis à abattre à l'image) mais il a inventé une toute nouvelle structure narrative dynamique dans un environnement en 3D, allié à des puzzle game, des énigmes physique à résoudre (comment je vais aller de là à là ?), Onimusha l'ayant quand même précédé dans le gain d'expérience et d'évolution des armes.

On suit une histoire pendant un périple et c'est ce qui est agréable. Avec Kratos on voit du pays et des zones extraordinaires puisque les développeurs s'en donnent à coeur joie pour façonner des lieux mythiques tel les Enfers ou des temples imposants, surplombants la côte. Les décors sont vraiment beaux, dans le ton de la Grèce antique.

 

Je suis moins fan du gameplay, très répétitifs et lourd, à l'image de Kratos. On refait les même combos encore et encore avec de plus en plus d'ennemis devant soi. Les esquives sont lentes et souvent on ne voit pas bien les coups arriver. Très vite on ne se contente plus que d'attaquer un max en encaissant, bref, en laissant de coté la subtilité. Peut-être est-ce là le choix des développeurs, et je le respecte, mais moi j'affectionne moins.

Il y a aussi beaucoup de QTE (séquence ou il faut appuyer sur le bon bouton en moins de 3 secondes) qui dynamise les mises en scènes. Bien que désagréable pour suivre un mouvement, ça rend quand même immersif pas mal de séquences.

 

Mais ce qui m'intéresse vraiment c'est ce chien fou de Kratos, cette brute à qui on a donné le premier rôle. Ce mec il en veut à tout le monde. Dans le premier épisode, bon, il avait une vengeance ciblé contre Arès qui l'avait, bien que sauvé la vie, pas mal malmené. Mais dans l'épisode 2, il a juste plus aucun bon sens. Il veut tuer tout le monde. Les autres dieux trouvent qu'il dérange ? Qu'à cela ne tienne, il serai temps de mettre un terme à leur règne ! Et hop, Kratos se met dans la tête d'étriper tous les dieux au point d'enfoncer tellement loin son bras dans leur cul qu'il pourra leur faire chanter "Au clair de la lune" en tirant sur leur cordes vocales.

Et puis il a de la réplique face à Athena:

- Attention Kratos, à chaque cité que tu détruis, la colère de l'Olympe grandis. Bientôt je ne serai plus capable de te protèger.

- Je n'ai pas besoin que tu me protèges, Athena ! (très hautain)

- N'oublie pas que c'est moi qui t'ai fait Dieu de la guerre, Kratos ! Ne me tourne pas le dos.

- je ne te dois rien du tout ! (le tout avec un air dédaigneux et ceux qui, comme moi, ont fait le premier épisode sauront qu'il lui doit tout.)

 

ou encore, Zeus lui met l'épée dans le bide:

- Je suis navré d'avoir dû en arrivé là Kratos mais tu ne m'as pas laissé le choix…

- Le choix des dieux est aussi inutile que les dieux eux-même ! (en train de crever, quand même)

 

Enfin, dès qu'un humain se mettra sur la route de Kratos, il lui sortira les tripes par le nez. Éloignez-vous de Kratos, il est vraiment dangereux et n'épargne personne ! Mais ce que je trouve dommage, c'est que, comparé à Guts de Berserk, Kratos n'a plus aucun recul, ni même presque aucune justification de faire ce qu'il fait. On dirai un gamin pourri gâté qui fait une crise pendant 15 heures de jeu, mais à qui on aurai donner des énormes couteau et une force surhumaine. Bien souvent il est le fautif de tout ce qui lui arrive et s'en prend toujours aux autres. Diriger un tel personnage me dérange un peu, surtout qu'il n'est plus question de justice ou de vengeance mais bien juste de violence inconsidéré. Je pense que le personnage aurai gagné en caractère si l'histoire avait été un peu plus subtil, mettant en scène une vraie souffrance. Peut-être que je reproduis trop le schéma de Berserk, qui sait ?

 

Donc outre la violence du jeu en lui-même, c'est ce personnage totalement extrême qui est drôle au second degrés. Il ne faut pas s'attarder sur les combats un peu violents et quelques giclées d'hémoglobine mais plutôt regarder les lieux que l'on traverse et combats titanesque contre les créatures de la mythologie. God of War 2 divertit bien et c'est son but.

Publié dans Pour les curieux

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