Fido: La mort a autre chose à faire

Publié le par Glauktier

Durant cette semaine j'ai vu plusieurs films pas franchement convaincant. Fido en fait parti.

fido

 

Film de zombie conçu au 16eme degrés, il se démarque par un synopsys alléchant.

Dans un monde post seconde guerre mondiale (donc 50's) les retombées radioactives dû à un nuage de poussière stellaire provoque le réveil des morts. Affamés de chair humaine fraîche, ils ne cherchent qu'à se nourrir jusqu'au jour ou un scientifique parvient à isoler leur faim grâce à un collier technologique. Les zombies, ainsi maitrisés, sont utilisés partout dans les municipalités pour les taches domestiques et il s'agit même d'un là de quelque chose de tout à fait commun voir de gage de richesse personnelle.

Alors que son père est phobique des zombies domestiqués, la mère de Timmy en achète un d'elle-même. C'est en ce "Fido" nouvellement nommé que l'enfant va trouver un nouvel ami.

 

Débutant par un petit film old school en noir et blanc qui explique que la société est dans tout ses états (et qui est une parfaite introduction au film qui va suivre), de belle qualité et parfaitement réalisé, Fido nous réjoui par ses 5 premières minutes.

 

Dès la 6 eme minute on se dit que le compositeur et le réalisateur étaient des fans vampirique de "Pierre et le Loup" et qu'ils ont voulu faire pareil dans leur long métrage, au détriment même du Bon Sens.

 

Entre la 7 eme minute et la 15 eme, on se dit que le film à été tourné dans la propriété de Disney en plus du fait que la musique nous gave de plus en plus, à jouer les dialogues entre les gros corps de cuivre et les petites clarinettes chatoyantes… 

 

À la 18 eme minute, on a enfin reconnus Trinity et on a qu'une seule envie c'est qu'elle fuit cet univers perverti de la Matrice et tant pis si c'est pas nous, mais qu'au moins une personne s'en sorte et aille prévenir les secours…

 

À la 35 eme minute, en plus de trouver le temps long de d'insulter le scénariste, on regarde combien de temps il reste au film en espérant avoir déja écoulé 1h20 et qu'il ne reste que trés peu de temps avant de pouvoir souffler.

 

À la 45 eme minute, on attend le générique d'un instant à l'autre.

 

À la 57 eme minute on triche et on va voir à la fin l'identité du meurtrier (c'est une expression), non pas parce qu'on tient plus mais bien parce que si on est en mesure d'arrêter ses souffrances, pourquoi ne pas le faire, c'est trop bête !

 

À la 61 eme minute on en est à la 87 eme minute avec, enfin, un texte blanc qui défile sur fond noir. On va se coucher tôt ce soir, par contre on sera toujours aussi con que la veille !

 

 

La réalisation de ce film est bonne (j'entend par là qu'elle n'est pas mauvaise). L'image est belle, le montage tient sa promesse, les comédiens sont "regular". Le concept du film était sympa mais le développement était vraiment une merdasse soporifique transgénique avec certaines incohérences scénaristiques en plus… Rien d'intéressant, avec des personnages clichés et une histoire qu'on a déja l'impression d'avoir vu 100 fois sauf qu'à la place d'un zombie c'était un dragon, un loup, un extraterrestre, etc… D'autant plus que les dialogues avait le goût de chair putréfié à l'image des zombies du film tellement ils n'avaient aucune particularité à part de ne rien exprimer.

On pourrait prétendre que justement, ce film est la parodie des exemples que je viens de citer si seulement il était drôle. Car il ne l'est pas et en fait, j'ignore s'il essaye de l'être pour être honnête.

 

Ne regardez pas ce film. Empêchez-vous de le subir par tous les moyens !

 

 

ps: Le lien vers Pierre et le Loup ne met pas en valeur l'oeuvre de Prokofiev, mais trouve une symbiose parfaite avec Fido.

Publié dans Grosses daubes

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