Little Britain: trash made in UK

Publié le par glauktier

Ma critique sur Little Britain ne concernera pas l'intégrale de la série mais seulement les 3 premiers épisodes.

little britain

"Britain, Britain, Britain…" Les premiers mots et l'intro du générique nous plongent dans cet univers profondément trash de cette série TV créé par David Walliams et Matt Lucas et diffusée depuis le 16 septembre 2003 sur BBC Three puis sur BBC One.

À travers de nombreux portraits tout aussi déluré les uns que les autres, cette série trouve l'excuse de dépeindre la population anglaise dans ses extrême. Je dit "excuse" car à vrai dire tout ces clowns vont loin dans le trash sans aller vers une vérité ou un discours intéressant. Ici, tout n'est que prétexte à trouver la réplique la plus trash, la situation la plus incongrue et l'absurdité la plus énorme. 

La série prend sa forme dans une variété de sketshs suivant plus ou moins une petite dizaine de protagonistes anglais. Du faux handicapé paraplégique capricieux à l'assistant gay du premier ministre en passant par un travestie tenant à se faire respecté en tant que "Lady", un professeurs de collège très stricte faisant subir des choses bien étranges à ses élève, jusqu'à un adolescent éprit de la grand-même quadragénaire de son meilleur ami. Little britain fait dans le trash, dans l'exagération et dans l'extrême et… ça marche plutôt bien.

Les personnages sont droles à leur façon et dans les sujets abordés, les homos s'en prennent pleins la tête faut l'avouer. David Wallaims et Matt Lucas (les deux créateurs qui jouent tous les personnages principaux) vont loin.

Mais, je dirais qu'il y a un gros défauts à tout ça. Et c'est ce défaut qui m'a fait stopper le visionnage de cette série. Qu'elle soit aussi trash ou extrême comme ça pourrait me plaire, en trois épisodes on a très vite compris ou ça voulait en venir : nulle part. L'aspect est très redondant et les blagues le sont aussi beaucoup. Les personnages sont dotés des mêmes ressorts comique et ne font que changer de lieux et de situations, ce qui n'enrichit pas la série. De plus l'absence d'une véritable histoire, de fil rouge, rend la série encore plus anecdotique et c'est dommage. Il y a un vrai potentiel d'acception de l'humour, des minorités et de l'absurde qui vaut le coup d'être vu mais c'est bien le seul intéret.

Voir du trash pour du trash ne me fait pas plus plaisir qu'un autre. Par contre, je me réjouis que les anglais aient un tel niveau d'humour (et je dis ça de toute les productions anglosaxonne que je vois en ce moment) et j'angoisse tout autant en pensant au retard de notre "belle" France qui patauge dans un marasme d'humouriste d'anecdotes souriante sans titiller le véritable intéret de l'humour dans ce monde: dire des vérités et les faire comprendre aux gens tout en faisant rire. C'est d'une difficulté extrême et j'ai bien peur que depuis Desproges, nous avons perdu tout ça.

Comment je peux voir une vérité ou un discours dans le "trash" ? une bonne question que je me pose à moi-même mais la réponse s'intitule South Park. Cette série américaine dépeint elle aussi des individus lambda complétement tarés mais arrive, à travers des situations absurdes et folles, à faire entendre raison ! je pense notamment à un double épisode qui apporte une réponse évidente à la question "Doit-on rire de tout?" mais aussi beaucoup d'autres épisodes qui abordent des débat de fond sur la société américaine voir la société humaine.

Oui bien évidemment, nous nous devons de rire de tout. Little Britain emboite le pas et je ne peux que le recommander aux amateurs du genre. 


Je ne sais pas de quoi parlera le prochain billet, peut-être Tengen Toppa Gurren Lagann, ou alors une descente en flêche de la série Human Target dont ma curiosité m'a valu un vilain tour que de regarder le premier épisode. 

Publié dans Pour les curieux

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