Inception: Fais moi rêver

Publié le par Glauktier

J'ai vu le blockbuster de l'été 2010. Je me suis débrouillé, j'ai pris mes clic et mes clacs et j'ai foncé voir le film en VOSTJP dans une salle climatisé, bien agréable après la chaleur étouffante qui assome le Japon. Mais passons mes anecdotes pourries et parlons directemet du film écrit et réalisé par Christopher Nolan (qui avait donné une nouvelle tonalité à l'univers Batman avec Batman Begins et The Dark Knight).

 

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Cobb fait un travail très spécial. Celui-ci consiste à s'infiltrer dans les rêves de ses cibles afin d'en extraire des informations cruciales souvent inaccessible autrement. De l'espionnage de haut niveau, en somme. Sa dernière mission capote et Cobb se voit proposer une affaire tout à fait différente de la part de sa cible (un industriel japonais du nom de Saïto): effectuer une inception, c'est à dire placer artificiellement une idée dans le subconscient d'une personne. Tout d'abord réputé comme impossible, Cobb prétend qu'il est en mesure de réaliser cette demande à la seule récompense de pouvoir revoir rentrer chez lui et revoir ses enfants.

 

Bienvenue dans le mondes des rêves construit. Car en en effet, là ou L'Imaginarium du Docteur Parnassus nous emmenait dans de pures mondes onirique, Inception établi le concept de rêves partagés et construits par un tier (appelé l'Architecte). S'en suit de nombreuses lois régissant ses mondes et pimentent le film à coup de malus.

Précédé d'un trailer détonnant, je dois dire que je m'attendais à une bombe cinématographique et finalement me retrouve devant un film - certes excellent niveau réalisation - dans lequel je n'ai pas réussi à me projeter. Pour réussir sa mission périlleuse, Cobb se créé une équipe avec les meilleurs des meilleurs dans le domaine du rêve construit et cela rappel des films tels que Ocean's 11 basés sur un gros coup monté. Montage, répliques, séquences d'entraînement caractériseront la première partie du film, sans que le moindre détails de ce genre de scène ne manque à l'appel. Du parfait, déjà vu et déjà mâché mais qui fonctionne.

Par ailleurs les séquences d'actions sont très bien tournés avec beaucoup d'idées bien réalisés. Inception prend l'aspect d'un film d'action plaisant qui sort du peloton, utilisant le Slow Motion à de nombreuses reprises, la nouvelle invention après le Bullet Time.

Marion Cotillard me plaît de plus en plus (elle m'avait déjà percuté dans La Môme) en tant que belle femme mais dont la plastique n'est pas à couper au scalpel. Une certaine imperfection qui la rend plus fraîche, plus naturelle et plus agréable à regarder que beaucoup d'autres. Leonardo Dicaprio n'est plus, depuis longtemps, ce jeune acteur présent pour faire trembler les minettes mais a gagné énormément en charisme. Sa présence m'est très sympathique.

Dans beaucoup de film, mon oeil aguerris prend un vicieux plaisir (j'avoue) à inspecter et détecter les incohérences. Et ben j'ai été incroyablement impressionné par Inception qui nous ballade entre Tokyo et Paris sans le moindre détail choquant. Au contraire, j'ai trouvé là un film très fidèle, prétant une grande attention aux lieux et aux habits. Mention spéciale aux vêtements de la jeune française de l'équipe qui sort tout droit de la Sorbonne, aucun doute possible ! (tout ceci mis à part la langue parlé).

 

Pour résumé, j'ai conscience qu'Inception est du haut de gamme dans la veine des films d'actions possédant un scénario original. Il souffre pourtant à mon goût de nombreux déjà-vu dans la conception des scènes qui l'amènent à ne pas être non plus inoubliable. Je dirais même qu'il ne profite pas aussi à 100% de l'univers qu'il a créé et qu'on pourrait en voir plus. 2h20 de film (que je n'ai pas vu passer) à voir, pour les friands de films détonnants ou pour les insomniaques.

Publié dans Pour les curieux

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