Gantz : Mortelle chasse aux aliens

Publié le par Glauktier

Gantz est le second manga d'Hiroya Oku, publié chez Tonkam depuis 2000. Doté d'une belle édition au coût élevé (9€) pour la moyenne des mangas, Gantz peut se savourer en moyenne tous les trois mois.  De type Seinen (destiné à un publique relativement adulte), l'histoire commence d'abord par faire mourir le héros…

 

gantz

 

Kei Kurono est un lycéen classique dont la vie quotidienne n'est ponctué que de fantasmes d'Idoles (jolies jeunes filles célèbres qui, aprés avoir démarrés en chantant un tube finissent par poser en maillot de bain dans des magazines pour ados). Un jour sur le quai du métro, il reconnait un ancien camarade de classe d'école primaire : Masaru. Alors qu'un clodo tombe sur la voie, celui-ci descend l'aider aprés avoir longuement hésité. N'arrivant pas à sortir le clochard de là, il reconnait Kurono à son tour et lui demande de l'aide. Pris de court, Kurono se sent obligé d'y aller devant une foule de temoin trop peureuse pour agir. Alors que le clochard est sauvé, le métro arrive et… écrase Masaru et Kurono en petits morceaux !

C'est alors qu'ils se réveillent indemnes en pleine action de fuite dans un petit appartement Tokyoïte depuis lequel on peut apercevoir la tour de Tokyo. D'autres personnes aussi perdus qu'eux peuplent la pièce ainsi qu'une grosse sphère noire. C'est lorsque celle-ci se mettra à chanter des parôles douteuses qu'ils vont commencer à comprendre ce qui leur est arrivé. Leur vie est arrivé à leur terme. Ils ne sont pas dans l'au-dela mais il sont mort et ils ont été ressucité. S'ils veulent continuer à vivre, ils vont maintenant devoir tuer, pour cette boule noire nommé Gantz, un personnage bizarre appelé Monsieur Poireau.

Téléportés dans un quartier de la ville et armés par des fusils et pistolets qu'ils n'avaient jamais vu jusque là, ils vont vite découvrir qu'ils ne peuvent pas fuir. Le monsieur Poireau n'est pas loin et la mort aussi !

 

Mangas de science fiction, Gantz m'a attiré pour une bonne raison: le scénario est excellent. Pas d'explications, complétement perdus, les personnages principaux vont errer dans l'histoire, ballotés par les évènements sans vraiment comprendre de quoi il retourne. Nous-même, lecteurs, nous ne savons pas vraiment ce qu'ils leur arrivent. Les personnages agissent d'une façon qui leur est propre et comme bien souvent un être humain agirait. La pétoche au ventre, la fuite ou la confiance, chacun va trouver ses marques et se découvrir au fur et à mesure. Chasse aux aliens ? Complot gouvernemental ? Dimension parallèle ?

 

Outre l'histoire qui se révèle trépidente et aussi cliffangher qu'un Lost, qu'un Alias oû qu'un Héroes (mais ça c'est pas dur), le mangaka nous mène jusqu'au bout du nez avec des rebondissements scénaristiques insoupçonnés. Alors que vous lisez les pages, Hiroya Oku semble vous sussurer à l'oreille "Ce n'est pas parce qu'ils sont les personnages principaux qu'ils sont immortels". Et c'est bien vrai. Étant radical dans ses décisions, nous héros vont souffrir, affrontants des adversaires dont seul le courage oû la volonté ne suffira pas à arrêter. Bien souvent c'est l'instinct de survie qui prime.

 

Le manga n'en n'oublie pas moins un peu d'humour noire avec une sphère énigmatique se moquant d'eux, leur attribuant des points et des surnoms humiliants au sortir des missions extrêmements mortelles, tel un enfant gaté et se sentant supérieur.

 

Le point noir qui empêchera les amateurs de prendre l'histoire au sérieux sont les rares passages "écci" ("érotique" en japonais. Prononcez "étchi" qui vient de la prononciation du "h" de Hentaï) et les illustrations un peu plus nombreuses dans la même tonalité. Même si cela peut coller avec la personnalité de certains héros masculins, avide de sexe comme la plupart des adolescents oû jeunes adultes, cela a aussi la capacité de décompresser de l'oeuvre trés sombre et violente de son auteur. Pour le coup, on ne pourra pas contredire que le manga c'est que du sexe et de la violence.

 

Le trait du manga est aussi spécial par rapport au genre entier. En effet, Hiroyu Oku travaille à l'aide de logiciels 3D dont il se sert pour dessiner les squelettes et les perspectives des décors. Cela se voit sur le dessin et peut parfois semblé étrange voir pas vraiment toujours beau. C'est un style qui colle tout de même bien avec le ton du manga.

 

La série a connu une adaptation en animé d'une qualité que je n'avais jamais vu aussi mauvaise. Ne reprenant que les 8 premier volume de la série et lui donnant une fin qui n'est pas celle du manga, je serais d'avis de l'éviter. Seule les génériques de début et de fin sont cool, l'un en rap japonais et l'autre en tube j-pop qui se laisse écouter (pour une fois).

Opening --> Super Shooter (Rip Slyme)

Fin --> Last kiss (Bonnie Pink)

 

Même si l'histoire perd un peu de saveur vers les tomes 12-16, elle repart de plus belle pour entamer une fin en apothéose ponctué de nombreuses révélations que les japonais sont en train de vivre dans les alentours du volume 28 en prépublication. Sous le charme de la série, je ne peux que vous la recommander si vous êtes en mal d'histoire forte, créative, originale et terriblement bien menée !

Publié dans Mangas à lire

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Commenter cet article

Gon 24/05/2010 23:43


C'est vrai, Ganz est excellent. Je n'ai pas été plus loin que le volume 5 pour l'instant, mais le contexte me fait penser à "Running Man" ou son modèle "Le Prix du Danger".

Dans la liste des mangas aussis intrigants que LOST, il y a "Monster" et surtout "20th Century Boys" de Urasawa.