Be bad : la bonne, la brute et la mauviette

Publié le par Glauktier

J'ai voulu voir ce film parce que le premier rôle était attribué à George-Michael, fils de Michael dans Arrested Developement, série que j'ai beaucoup aimé (et que je conseille). Michael Cera, de son vrai nom, c'est vu annoncé aussi premier rôle du film Scott Pigrim VS the world, tiré de la BD qui à l'air bien barré et qui m'attire pas mal. Quoi qu'il en soit, devant une tel familiarité, je me devais de regarder ce film.

youthinrevolt

 

Be bad (Youth in revolution, de son second titre) nous narre les aventures du jeune puber Nick Twisp de 16 ans, faible et doté d'un physique ingrat mais passionné de film (en noir et blanc, bien sur) et relativement plus intelligent que la moyenne de la jeunesse avec laquelle il grandit. Vivant avec sa mère et son beau-père, un arnaqueur à la petite semaine, ils se voient sous l'obligation d'aller une semaine en camping histoire d'éviter quelques embrouilles. Sous le soleil et sur les graviers, notre héros rencontre son premier amour qui le lui rend bien. Éperdus de cette passion d'été, les deux jeunes son brisés lorsque le retour à la ville se fait entendre. Ils décident alors de monter un plan pour que Nick revienne vivre prés d'ici sous la tutelle de son père (habitant pas loin du camping). Pour cela, il va falloir que Nick fasse péter un cable à sa mère pour qu'elle l'envoie chez son ex-mari. En d'autres termes, il va falloir que Nick devienne méchant… trés méchant.

 

Et ceci n'est qu'une petite partie du résumé (parce que le concept du film n'est même pas donné) tellement le film dérive et peine à finir. Je continue un peu donc, le jeune Nick possédant un caractère de mauviette s'invente alors un double, nommé François, qui se chargera de commettre les "bétises" à sa place.

Voila en gros. Je vous ai résumé bien 20 minutes parce que Be Bad est long à démarrer et est long à finir. C'est une des rare fois oû je regarde un film mal équilibré qui se veut drôle et cynique mais qui, mal dosé, devient lourd et un peu irresponsable.

En fait le concept de faire faire des conneries à un gamin gentil dans l'âme peut s'avérer marrant mais je ne l'ai pas trouvé bien écrit ici. J'en veut pour exemple que la bétise de Nick/François, pour se faire envoyer chez son père,est d'envoyer ballader la voiture familiale droit dans une terrasse de café, en plein jour. Le truc hyper irresponsable, hyper dangereux et pas finaud qu'un ado profondément gentil devrait avoir du mal à commettre. La nuance est absente.

Surtout que le film ne s'arrête pas là. Très vite, il se fait envoyé chez son père comme désiré ! Là, Nick doit courir derrière sa copine qui a été envoyé dans une école prestigieuse. et encore une fois ce n'est pas là fin puisqu'au d'autres choses viendront lui mettre des bâtons dans les roues avant qu'il puisse retrouver sa dulcinée. Ils ont du trimer pour trouver le titre du film, tellement il se passent pleins de choses différentes dans l'histoire.

Certaines répliques sont drôles et bien écrites, notamment celles de François, mais le reste du texte ne casse pas la baraque. Certains évènements sont drôles mais d'autres ne le sont pas (alors qu'on sent bien qu'ils devraient l'être) et même plusieurs détails déroutent par leur exactitude incertaines. Depuis le début du film, la jeune fille des rêves de Nick lui décrit un petit copain parfait, somptueux et intelligent qu'on croit tiré de son imaginaire pour rendre Nick jaloux (une technique génétique de la gente féminine). Il est présent dans les dialogues jusqu'à la fin du film de façon fantomatique et jamais à l'écran si bien qu'on finit par être perdu dans la véracité de leur propos… pour finir sur son apparition à la fin (Oui je vous spoil mais au fond je ne vous conseille pas le film) tel un preux chevalier invaincu. Là t'es perdu. Oû tu pensais que le film était un peu subtil et construisait un délire bien pensé d'un garçon cherchant à dépasser une chimère, où tu reste assis dans ton fauteuil en regardant un twist scénaristique profondément foireux.

Bref, j'ai trouvé Be Bad très bancale dans son scénario, ses personnages et sa conception. Ok, ça décrit des ados mais il y a mieux dans ce style (voir comment Claire est écrite dans 6 Feet Under, par exemple, y'a pas mieux comme ados qui se cherche). Le film n'est pas profondément pourri mais faut vraiment être accroché pour le trouver intéressant du début à la fin sans s'ennuyer une seconde.

Publié dans Pour les curieux

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karibou 06/08/2010 21:35


Moi ce que je trouve marrant dans le film c'est ce retournement des comédies pour ados ou le badboy est toujours mal vu et que c'est ta beauté intérieure qui te fera gagner le coeur de la belle. La
ca te dis texto: si tu veux baiser, sois-en un parce que c'est ça qui marche. Ton intelligence et ta culture, finalement, ca ne sert à rien (surtout à leur âge).
Et en plus, finalement, Michael Cera est le moins "bad" de tous les personnages (sa copine est une pouffe qui se sert de lui, sa mère est une profiteuse, le flic est un connard, son père s'en fout
de lui, le petit copain qui fait de la retro-futuro poésie, un sale petit con pédant) et il devient même plus sympathique comme il est en révolte (parce qu'au début c'est un petit con
prétentieux)

Par contre, bon j'ai pas vu 6FU, mais une série qui s'étale sur 5-6 saisons c'est normal que ca donne plus d'épaisseur et de changements réaliste à un personnage par rapport à un film d1h30.


Glauktier 07/08/2010 03:51



J'ai plutôt compris l'inverse moi. Au contraire, il drague une fille, la fait sienne et la "vol" à ce petit con pédant en étant gentil et lui-même et ne devient "mauvais" que pour accomplir le
plan machiavelique qu'ils ont conçu pour se retrouver. Aprés l'éxécution, il flippe de lui-même parce qu'elle se retrouve dans l'école en même temps que le con-pédant ex-copain et conçois de
lui-même des plans machiavelique à l'aide de son intelligence, juste par jalousie ou par crainte. Au finale il s'embourbe dans des histoires peu crédible alors que la fille ne le repousse jamais
vraiment (sauf quand il l'a fait virer de son école de ses rêves). Donc justement, la moral du film, pour moi, ça serai "ça sert à rien d'être mauvais" et "Soyez plus intelligent que vos
adversaires"…


 


Tu as un peu raison sur la durée de 5 saisons face à 1h30 de film mais moins si on prend 1 saison de 10 épisodes qui parle d'une famille entière et 1 film d'1h30 consacré à l'ados. Enfin je
chipote.