Alice au pays des Merveilles: Tim me donne des Burton(s)

Publié le par Glauktier

Tout frais et dispo, je suis allé voir le dernier Tim Burton en date au cinema en 3D (oui oui !) à Shinjuku, dans les meilleurs conditions possible. Seul élément manquant : la langue. Effectivement le VOSTJP n'est pas le plus recommandé pour un français "gérant" la langue anglaise. Conclusion, je suis passé à coté de nombreuses répliques et de milliers de jeu de mot, avec tout une partie de l'écran caché par des Katakanas et Hiraganas. Mais qu'a cela ne tienne, j'ai Vu Alice en 3D !

alice

 

 

Oui alors bon, vous devez déjà penser à la critique négative qui va s'en suivre, influencé par le titre de l'article. Mais rassurez-vous, il en est tout autre ! Ce titre, merveilleux jeu de mot que j'avais trouvé en cas de deception, ne m'a pas laché alors que j'étais en émulsion. Alors tant pis, le monde subira mon calembour (foireux pour certain et … je me sens seul parfois !).

Revenons au plus important, le voyage d'Alice dans un monde fantastique, qui est helas tout de même cruel et effrayant. Wondeland a été traduit comme "pays des Merveilles", mais aprés reflexion, Wonder ne signifie pas vraiment "Merveilles" mais plutot trouvailles, idées (farfelues), ce qui n'est pas vraiment vendeur, j'acquièse. Enfin, nous, pauvre français, nous avons droit à un sens biaisé… mais ou Burton prend bien son pied.

Alice est magnifique. Pas (que) elle, mais l'intégralité du film. Encore une fois, Tim Burton fait fort en appliquant sa patte à des mondes sombres dotés de racines et de bois mort (je suis sur que vous voyez exactement de quoi je veux parler) tout en donnant vie à des vues colorés inoubliables. Même si le film aurai pu s'appeler Alice au pays de la 3D, tout le travail numérique est de grande qualité, intégrant les personnages sans même qu'on se pose la question. Il y a eu un formidable travail de création visuelle derrière ce film, pour rendre toute sa folie et sa malice au monde des rêves d'Alice, avec entre autre, une grosse facture de maquillage.

Scénaristiquement, faut en vouloir à Lewis Carroll et à ses jeu de mots, de m'avoir troublé pendant toute la durée du film. Mais Burton s'est librement inspiré du livre pour lui donner de l'intensité sans être trop collé à une adaption fidèlement pompeuse. Il à soigneuseent choisie les bons éléments pour les disséminer devant vos yeux ébahis et votre sourire sans fin (comme le chat). Même les images sont des jeu de mot, parfois !

Enfin, les comèdiens remportent tous une palme pour être excellents. Même si Alice ne crève pas l'écran mais tient bien son rôle, Johnny Depp (pour la 7 eme fois dirigé par Tim Burton) nous fait découvrir un Chapelier Fou-malade-gueudin, se démarquant de tout ses anciens rôles, comme à son habitude. Nous noterons la présence de nombreux acteurs fétiche à Tim, mais aussi une petite surprise. En effet, dans mon siège rouge confortable, j'ai remarqué la présence de Matt Lucas dans le rôle des Jumeaux, rôle qui lui va à merveille. (Qui est Matt Lucas ? le rondouillard dans  Little Britain: trash made in UK  ). Mention spéciale au lapin fou (le Lièvre de Mars) shooté aux amphets qui balance tout objet en travers des pièces.

Enfin la bande-son de Danny Elfman (le compositeur presque attitré de Tim) porte trés bien le film, vous envoutant et favorisant l'immersion dans un monde décalé et loufoque. Elle n'a rien de transcendant mais comporte quelque musiques (notamment celle du générique de fin) vraiment bonnes.

 

Alice en 3D ne vaut cependant pas la peine. Mais Alice en 2D doit être vu !

 

ps: je ferai peut-être un article dédié à Tim Burton, seulement. J'ai des choses à dire.

Publié dans Films à voir

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