Vendredi 18 novembre 2011 5 18 /11 /Nov /2011 15:21

Demon's Souls est le renouveau du hardcore pour certains, frustrant pour d'autre, et inutile pour le reste du monde. Pour ma part, je trouve que ce jeu à de grandes qualitées mais n'arrive pas à me provoquer assez d'intéret pour conclure l'expérience.

 

 

demons's souls

 

À l'ère des chevaliers, des archers, des magiciens et des samourais (?!), des démons envahissent le monde. De grands héros sont partis les affronter mais aucun d'entre eux n'est revenu. C'est à votre tour d'y aller.

 

 


 

L'état des choses:  j'ai presque 40h de jeu à mon actif. Niveau 76. J'ai pas trop trainé, et pourtant, j'estime n'avoir visité que la moitié du contenu.

 

La première chose qui m'a plu dans Demon's Souls, c'est son gameplay à l'ancienne, simple, rigide, mais qui comporte assez de bonus et de malus pour que mon parcours soit intéressant. Se protéger consomme de l'endurance, frapper aussi, la lourdeur de l'équipement nous protège mais empèche aussi l'esquive facile. Il faut gérer son inventaire en fonction du poid, etc…

La seconde difficulté, c'est la gestion des points d'âmes. On en gagne en tuant des ennemis et on les garde sur soi tant qu'on ne les consomme pas. Si on meurt, ils restent à disposition à l'endroit de notre mort, dans le monde, à condition de ne pas mourir une seconde fois. Tout de suite, ça pose le tableau: gagne ou crève. Je n'y suis pas indifférent.

La troisième difficulté, et aussi un de mes coups de coeur, c'est le level design, aux petits oignons. Magnifique et bien étudié, le chateau du "1er monde", par exemple, m'est apparu comme fantastique. Je m'y retrouverai, voyageant entre les douves, les catapultes abandonnés sur les murailles, les dragons au loin et grilles en fer massives, bien fermés. Mais bien sur, les pièges et le vide sont à éviter. C'est mortel, n'est-ce pas ?

 

Mes premiers-pasdans le jeu m'ont fait souffrir. Découvrant le chateau, mais n'ayant pas compris qu'on pouvait revenir au Nexus (le quartier général), j'ai perdu et perdu mon expérience, ne sachant pas comment la consommer pour monter de niveau. Mes équipements, n'étaient pas très adaptés non plus et mon hallebarde raclait sur les murs de pierres.

Une fois le premier tableau passé dans une certaine douleur, je me retrouvais, sans savoir courir, face à un dragon meurtrier crachant flammes après flammes. Puis, à force de persévérance, j'ai réussi à traverser les murailles pour parvenir jusqu'au bout du tableau, malheureusement infranchissable, tenu d'une main de fer par plusieurs fantômes noirs d'un niveau bien supérieur au mien et qui me transperçaient d'un seul coup, de part en part, mon bouclier compris. J'étais encore niveau 1.

Lorsqu'on m'a montré comment faire évoluer son personnage, grimper en niveau et se forger des armes devint naturel pour moi. C'est là que Demon'souls c'est transformé en jeu de farm. Et c'est là que mon appréciation à commencé à dépérir.

 

Le coeur du jeu, c'est la difficulté et pourtant, elle est vite surmontable. À commencer par les invocation d'autres joueurs ! "Venez dans mon royaume, histoire qu'on roule sur le contenu du jeu." "Tu as déjà fait ce tableau ? Super! Montre moi toutes les cachettes !" Non vraiment, quelle mauvaise expérience. En une heure, j'ai tué 3 boss et couru au travers de 2 tableaux entiers que je connaissais pas. Plus jamais !

Tout l'intéret de Demon's Souls est bien de parcourir l'univers en solo, de lire les messages apporté par les autres joueurs, en laisser, et pourquoi pas, se renseigner sur la morts des joueurs malchanceux au travers de leur flaque de sang. Ces idées de génie valent le détour. L'invocation, beaucoup moins !

 

Bref, je continue mon périple seul, et puis je me rend compte que les boss n'offrent plus un challenge très intéressant. Même si ma puissance me permet de les battre sans trop de difficulté, je m'aperçois que bien souvent, la tactique est trop simple. Encaisser / esquiver et se placer derrière / taper. Ma déception vient surtout des derniers boss de monde que j'ai pu terrasser. Le Dieu Dragon et la raie manta qui vole dans le ciel, bien que très impressionnants, sont d'une facilité déconcertante ! (juste, j'ai kiffé l'épée qui fait des coupure loin dans le ciel !)

Après avoir fait 3 ans de wow et étudié des stratégies pour 40 ou 25 personnes, je tombe sur quelque chose de très simple. Où est la difficulté si vanté ?

 

Puis, au fur et à mesure, je me rend compte que mon temps de jeu devient du farming. Je dois progresser, je garde précieusement mes âmes, et quand je décide que l'heure est arrivé, je rentre, j'up et j'y retourne. Tout cela afin de progresser plus ou moins facilement dans le jeu. Mais est-ce que ça m'amuse finalement ?

Et c'est là que je prend la décision. Demon's Soul ne m'amuse plus. Je prend un plaisir fou à voyager dans tous ces univers si particuliers et bien étudié, mais les épreuves  de parcours m'ennuient au lieu de me défier. Le marais empoisonné, les tours sombres… la difficulté ne se joue plus que sur un plan: ne pas mourir bêtement. Il ne s'agit pas "vaincre", il ne s'agit pas de "conquérir". Il s'agit juste de "ne pas perdre".

 

J'ai bien aimé cette expérience et peu de jeux possèdent des univers aussi bien affirmés. Le level design est la chose que je retiendrais le plus. Néanmoins, la monotonie du gameplay et la fausse difficulté du jeu à raison de ma patience. Sacré paradoxe ! C'est à la fois bêtement dur et trop simple. Il y a trop de bon jeu en ce moment pour perdre mon précieux temps à m'ennuyer :)

Par Glauktier - Publié dans : Pour les curieux - Communauté : Univers Geek
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Jeudi 6 octobre 2011 4 06 /10 /Oct /2011 08:57

Je vous arrète tout de suite ! Contre tout attente, nous n'allons pas parler d'un manga comme d'ordinaire, qu'on feuillette, qu'on lit avec passion ou qu'on regarde avec dégout, ayant peur du sexe et de sa violence dont il est bourré. Bien qu'il s'agisse du manga "Quartier Lointain", de Jirô Taniguchi, que certain ont déjà aimé alors que d'autres ont pris ça pour une BD occidentale, cette critique sera bien différente. Cette fois, nous parlerons d'un manga qui parle, d'un manga qui s'exprime, d'un manga rejoué "en live", d'un manga mise en scène au Théâtre.

 

 

 

 

quartier lointain

           "Quartier Lointain" mis en scène par Dorian Rossel, jusqu'au 29 octobre 2011 au théâtre Monfort, à Paris

 

 

 

Hiroshi Tanaka est un bon salary-men (travailleur classique) d'age moyen, père de famille et complètement casser par sa cuite de la veille. En plein voyage d'affaire il se trompe de Shinkansen (TGV) et se retrouve bloquée dans sa ville natale pour quelque heure. Puisqu'il est l), il en profite pour aller visiter la tombe de sa mère qui a eu le courage de bien l'élever seule, lui et sa soeur, depuis le départ inexpliqué de son père lorsqu'il était jeune. Un moment d'absence ? Une crise de sommeil aïgu ? Hiroshi s'endort subitement à côté de la tombe pour se reveiller… à l'age de ses 14 ans, revenant à l'époque où sa famille était encore au grand complet. Rève ou réalité ? Peu importe, il va en profité pour découvrir pourquoi son père les a quitté.

 

 

Parce qu'il faut le faire, quand même, d'adapter un manga (ou une BD simplement) en scène vivante. Au début j'ai été très sceptique sur le principe et puis je me suis dit qu'après tout, on adapte bien des livres en film. Ce procédé BD>Théâtre était juste peu ordinaire. Je me suis donc rendu librement au Théâtre Monfort et, confortablement installé car la salle n'était qu'au 3/4 remplie, j'ai profité du spectacle.

 

J'ai bien dû lire ce manga 2 ou 3 fois et comme à mon habitude, je retiens les choses inutiles. C'est donc pendant près d'une heure trente que chaque tirade me rappelait les bulles et que chaque position des acteurs me rappellait les cases. J'ai relu et vécu le manga à la fois en assistant à cette pièce de théâtre, mise en scène par Dorian Rossel. Je peux le dire, c'est très fidèle.

Fidèle mais pas pour autant embêtant car "Quartier Lointain" est une belle histoire que l'on apprecie à chaque fois qu'on la lit. Dorian Rossel a aussi bien su couper les passages en trop (réduire l'importance de l'amourette par exemple) et donner plus d'importance à ceux qui soutiennent le récit (l'histoire de ses parents, le monologue de son père…). Le spectacle passe donc très vite, pris dans l'histoire, dans l'ingéniosité de sa la mise en scène, dans le jeu des comédiens. On ne s'ennuie pas, on adore !

 

Si on s'interresse de plus prêt à la mise en scène, Dorian Rossel à décidé de mettre en place 2 espaces disctincts. L'avant scène sera toujours vide, laissant une grande place au comédiens pour mimer différents lieux et souvent mimer différents cadrages. En fond, il y aura un décors sobre mais bien pensé, sur plusieurs niveaux légrement élevés, qui rappelle aux premiers abords une maison japonaise avec 1 étage, mais aussi, un espace divisé en case. Très ingénieux ! Ainsi, alors que les scenette se déroulent sous nos yeux, nous assistons aussi à des cases vivantes sans vraiment le sentir. Un rapport, ou un hommage au manga et à ses séquences. Bien pensé !

 

Les comédiens nous l'informent dès le départ: ils joueront plusieurs rôles. Ça peut déboussoler un peu mais finalement on l'oublie dès l'instant suivant, bercer par l'histoire et aidé par les astucieux costumes simples qui différencieront les personnages de "Quartier Lointain". D'ailleurs, les comédiens étaient plutôt bons et très dynamiques. C'est grâce à la diction parfaite et à leur énergie que l'on passe un sympathique moment et que l'on ressort de la salle plus léger qu'avant, le sourire en coin.

 

Ce que j'ai aimé aussi c'est qu'il n'y eu aucune concession. Les noms sont tous japonais, les termes sont japonais et les ambiances sont japonaises. Pas d'adaptation pour le public français. Il y a même une chansonnette envoutânte, chanté par les comédiens, en japonais. Il n'est pas question de purisme, il est question que l'histoire se déroule au Japon et est japonaise. Le contexte est très important et cela, on ne le sait que lorsqu'on connait bien ce pays, ces moeurs et qu'on a compris l'histoire. Ce qui se passe dans le récit est typiquement japonais mais aussi terriblement individualiste. Cela participe au fait que les lecteurs occidentaux ont beaucoup apprécié cet ouvrage. Il est question d'abnégation de soi pour sa famille mais aussi d'une rupture et d'une volonté de liberté individuelle et ça, c'est exceptionnel pour un japonais. Pour que le récit frappe par sa force, il faut donc représenté tout le contexte autour.

 

Je reviens très rapidement sur l'Amourette dans l'histoire. On sait à quel point les japonais sont taquins avec les Lolita mais dans le récit c'est le héros de 14 ans qui va sortir avec une fille de sa classe du même âge. Bon, dans le manga, le personnage est, visuellement, un jeune garçon de 14 ans alors ça choque pas. Mais dans le spectacle, et c'est peut-être le seul reproche que je ferais, ce moment là es joué par l'acteur de 40 ans qui joue donc le héros qui à 14 ans. Et j'ai été un peu dérangé par la scène ou la fille désire être embrassé (je spoil pas vous devriez avoir lu ce manga). Ben…là ça fait un peu pédo. Gentiment, hein ! Parce qu'il ne l'embrasse pas, de toute façon. Mais là je me suis dit "c'est quand même typiquement japonais", une vision dont je ne m'étais pas rendu compte. Taniguchi n'est pas un vilain pervers, bien sûr, mais quand même. Cette scène m'a un peu choqué.

 

 

Sincèrement, "Quartier Lointain" mise en scène par Dorian Rossel est un excellent spectacle. 1) parce qu'il est soutenue par un recit prenant et poignant. 2) parce que la mise en scène est intuitive et bien pensé. 3) parce que les comédiens ne bafouillent pas en chantant du japonais et qu'ils sont terriblement dynamiques, boostant l'histoire. 4) Parce qu'une occasion comme celle-là est tellement rare au Théâtre !

Filez le voir ! Croyez-moi vous pouvez y aller les yeux fermés. c'est un bon moment à passer, seul, en couple ou en famille ! C'est jusqu'au 29 octobre au Théâtre Monfort, à Paris.

Par Glauktier - Publié dans : Mangas à lire - Communauté : Univers Geek
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Dimanche 18 septembre 2011 7 18 /09 /Sep /2011 21:28

PFOOOOUU !! PFOUUU!!… KOF! KOF ! KOF ! Désolé, j'enlève un peu la poussière qui traine par ici, c'est un vrai grenier. Pfiiiou. Bon je vais pas vous la faire à l'envers, j'ai beau avoir plein de sujets à traiter, y'a des trucs beaucoup plus facile à faire que produire: consommer (et travailler accessoirement). Mais là, j'ai un gros coup de gueule à faire, à dire, à hurler à la lune (à défaut d'avoir des lecteurs que j'ai moi-même délaissé). Parasite Eve 3, the Third Birthday, troisième épisode de la saga Parasite Eve qui, 10 ans plus tard, se poursuit sur la PSP de SONY. Non Monsieur, non monsieur, je n'accepte pas ça !

 

 

Parasite Eve 3rd Birthday

 

 

Noël 2012, Manhattan est envahi par les Twisteds, des créatures dont le nom est tiré de leurs formes vrillées. Aucune pitié, aucune sommation, les Twisteds font un massacre aussi bien qu'ils débarquent de nulle part. La cellule CTI (Counter Twisted Investigation), montée 1 an plus tard (en 2013 donc), utilise Aya Bréa, une jeune femme amnésique qui possède un pouvoir unique et intimement lié aux Twisteds: "plonger" dans le corps de n'importe qui pour en prendre le contrôle. À l'aide d'une machine douteuse, ils envoient alors son spectre dans le temps afin d'empêcher les débuts d'invasion des Twisted en 2012.

 

 

 

Déjà la première chose qui choque auprès de cette héroine charismatique c'est son PUTAIN de doublage anglais qui ne cesse de la faire expirer comme le ferait un personnage féminin d'animé manga. INSUPPORTABLE. Dès les premières minutes où la belle Aya parle, je la hais. Aya une femme forte pendant 10 ans réduit au statut de fillette éplauré (à chaque ouverture de porte ou geste insignifiant de ses interlocuteurs, hein!). -5

 

Seconde chose qui choque c'est les graphismes. MAGNIFIQUES. Un des plus beaux jeu de la PSP sans contestation possible. Autant les cinématiques (rares) sont belles et rythmées, autant les scènes avec le moteur du jeu améliorées sont bluffantes de fluidité. Les traits sont fin et aucun pixel à l'horizon (à part les doigts mais bon y'a des limites). Non franchement, un très très beau jeu qui, à défaut d'être insupportable à entendre, nous berce très facilement avec ses belles images. +1

 

La troisième chose qui vient à l'esprit c'est le gameplay. Le concept de "plongée" dans les corps de ses coéquipiers qui luttent à vos côtés apporte un dynamisme énorme. Le Third Person Shooter est très bien exploité et les armes, pour une première promenade, sont variés. Le jeu est vraiment nerveux et, pour un gamer, c'est très agréable (même si on fait beaucoup de "Death & Retry" au début). Deplus, les chapitres sont ponctués de défis facultatifs pas faciles qui, une fois réussi, nous abondent de BP ("Battle Points" probablement) +1

 

La quatrième chose, une fois bien entré dans le jeu, c'est l'évolution. Car malgré tout, PE3 est un RPG Shooter. Notre personnage progresse: gain de niveaux, gain de niveaux de maniement d'arme et en capacités améliorés. Le problème c'est que c'est très mal géré. Par exemple les niveaux d'Aya, ça sert à rien. Strictement à rien. Elle ne gagne rien en passant de niveau. Pas de Point de vie ou gain de vitesse… rien ! Ah si, elle regagne toute sa vie si elle se trouve en plein combat. -1

Le maniement des armes, en revanche, est utile car plus on utilise une arme, plus on augmente de niveau. Ça va pas loin très vite parce que vers le niveau 3, ça se tasse et on entend au mieux parler du 4 (sur 10 je crois). Le passage de niveau de maniement d'armes permet de débloquer des améliorations de nos armes débloquées (oui aussi). Ces améliorations d'arme s'achètent avec les BP que l'on obtient en abbatant des ennemis ou en accomplissant les défis. 

Le soucis c'est que ces améliorations ne sont pas terribles. Si une arme est puissante, on la rendra au mieux un tout petit plus puissante mais c'est tout. On ne pourra jamais lui retirer ses défauts (peu de munitions par exemple) ou la rendre encore plus hyper mortelle. Deplus on ne dispose que de 4 armes lorsqu'on joue: 3 de nos armes et la dernière détenue par la personne dans laquelle on a "plongé", donc autant dire rien parce qu'elles ne sont pas très fortes. Dans nos 3 armes customisables, il y a un notre pistolet dont on ne peut pas se défaire et 2 armes choisies comme on veut. Ce fameux pistolet utile dans les premières missions s'avère particulièrement inutile dés le 3 eme chapitre (sur 6). On a beau essayer de l'améliorer, rien à faire, il reste pourris. Comme il est pourris, on ne l'utilise pas. Et comme on l'utilise pas, on gagne pas en niveau de maniement d'arme. Et comme on gagne pas de niveau de maniement d'arme, on débloque pas les améliorations achetables de l'arme. Donc l'arme reste pourrie. Le cercle vicieux… Donc on se retrouve très vite avec seulement 2 armes utiles sur 4. C'est peu. Je me rappelle encore du premier Parasite Eve ou l'on faisait de son premier pistoler une arme ultime à la fin, tellement on l'avait customisé. -1 donc.

 

On peut améliorer des multiples facettes de la puissance d'Aya en manipulant une grille d'ADN. Ça reste sympa sans plus, même si caractère aléatoire de la chose est parfois un peu usant. On peut y passer 5, 10, 15 min à faire et défaire les même éléments pour que la combinaison ADN soit la plus améliorée possible, au risque d'avoir une proposition meilleure ou hyper nulle juste après. Faut dire aussi que si c'était prévisible à 100%, ça serait peut-être pas non plus très amusant. +/- 0

 

Et puis vient le scénario. Et là, j'ai mal. Pas possible. C'est juste pas possible. Pas qu'il soit mauvais, pas qu'il soit mal conçus, c'est juste qu'il est tellement tiré par les cheveux et incohérent qu'il pulvérise la série des Parasite Eve à lui tout seul. Personnages inventés sans charismes, méchant qui se voit dès la première seconde ou actes insensés de personnages secondaires… Non, on ne peut rien sauver. Le twist scénaristique de la fin ? Risible et tellement niais ! Non vraiment Nomura, (responsable sur ce jeu) à validé un scénario japonais pour les japonais transi qui n'a aucun intéret. Où sont passés les scénaristes de Final Fantasy X ? Où sont passés les scénariste de Final Fantasy Tactics ? Ou de pleins d'autres jeux qui ont fait des histoires mûres et incroyables ? -10

 

Ah, j'ai oublié de préciser que le jeu ne dure, pour une première ballade, qu'entre 7 et 9 heures. Puis le jeu essais de se vendre en proposant des "runs" en difficulté différentes pour débloquer costumes et armes spéciales. -5.

 

 

Une héroine brisée, un scénario qui part en sucette sans baton, une bande-son à la limite de l'écoutable (honnètement, les musiques sont cohérentes par rapport à la série mais c'est tout), un système d'évolution bridé et bridant, et une durée de vie légitime d'une dizaine d'heure, c'est juste la méga honte pour une suite qui avait tout pour plaire. Encore une fois je suis déçu. Pourtant ce jeu possède un gameplay fort sympathique et des graphisme au top du top, mais malheureusement, ce n'est pas assez (-20 quand même). Nomura, il est vraiment temps que tu prennes un bon congé sabbatique et que tu observes l'évolution du jeu vidéo autour de toi. Bientôt, SQUARENIX n'aura plus de vielles licences intéressantes à développer et ça sera la fin des haricôts.

 

PS: Encore un jeu exporté en France (jaquette et manuel traduits) et qui n'a PAS été traduit !

Par Glauktier - Publié dans : Pour les curieux - Communauté : Univers Geek
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Lundi 16 mai 2011 1 16 /05 /Mai /2011 17:04
Ce texte n'a pas vocation de recouper avec les ventes faibles du smartphone doublé d'une console de jeu de SONY, ou même d'être d'une quelconque affirmation sur des vérités. Je suis graphiste publicitaire et voici mon analyse personnelle sur la publicité de l'Xpéria Play qui est diffusé à la TV.

Kevin jouait tranquillement sans penser aux conséquences de ses actes.

 

ALLO KÉVIN ? T'ES Où ?

Voici les circonstances de la publicité française du Xpéria Play.

Kevin, 28 ans, déjeune à la cantine de sa boite au 7 eme étage d'un building vitré. Pour s'occuper, il saisie un objet intriguant qui, une fois ouvert, démarre une partie de jeu vidéo endiablé. Pour les connaisseurs, cela ressemble à un "Space Shooter". À l'extérieur du batiment, un vaisseau d'origine inconnue est en vol stationnaire en face de Kevin. Il commence soudainement à tirer sans retenue dans la cantine et sur les personnes entourant Kevin. Celui-ci, trop absorbé, ne remarque rien. Il en est même presque à tirer la langue tellement son jeu est prenant. Il vise et tire alors que dans le monde réel, tout explose autour de lui, comme si il dirigeait cette machine de mort. Les explosions sont vraiment violentes, ça tire de partout ! Les gens fuient en courant ou tentent vainement de se protéger. Les assiettes sont brisées, les tables et les sièges explosent ! Après avoir facilement dévasté tout l'étage, le vaisseau entreprend de lancer un missile que l'on soupçonne destructeur mais la séquence s'interrompt. Kevin reçoit un appel, il ferme le clapet de sa console et répond immédiatement avec le même objet. Autour de lui, tout est normal et le vaisseau part s'écraser sur une montagne au loin. "AAAaaaah ! Sa console de jeu fait téléphone !" nous exclamons-nous, confortablement installé dans notre canapé sans nous rendre compte d'un message plus ou moins inconscient qui vient de nous être transmis.

 


Il existe une seconde pub qui nous est étrangère, reprenant exactement la même technique. Dylan attend son bus et démarre une partie de jeu de course (Ridge Racer ?). Automatiquement, une voiture de course verte et classe débarque et met la zizanie totale dans la rue, menaçant d'écraser les passants, bousculant les voitures, s'écrasant contre un mur qui repartir de plus belle. Un appel, Dylan répond et prend son bus naturellement alors qu'au dessus de lui passe la voiture qui effectue un saut digne des Monsters Trucks dans la pub de la Mini.

 

Et bah mon vieux ce n'est pas ce que j'appelle communiquer dans le sens du poil.

 

C'EST POUR QUI ?

Tout d'abord, à qui s'adresse cette pub ? La cible c'est clairement les jeunes adultes qui possèdent assez d'argent pour s'acheter et décider de leur propre téléphone portable. Ils sont dans la vie active, propre sur eux et principalement masculins. 

Secondo ce sont des amateurs de jeux vidéo. Ils portent des t-shirt, sont un peu barbus et  oublient tout autour d'eux lorsqu'ils jouent et peuvent s'y adonner dès que la situation le permet. Le moindre instant n'est jamais perdu grâce à ce téléphone.

La femme est exclue de cet achat tout aussi bien que l'enfant, l'ado ou même les adultes bien sentis et le troisième âge. Cela résume en partie, à mon sens, l'échec commercial de l'Xpéria Play de SONY qui cible ses ventes sur une faible partie de la population, là où l'Iphone (le concurrent qu'il veut rivaliser) s'adresse à tout le monde.

De plus, SONY vend son téléphone sur la base du "Mon téléphone fait des jeux tellement beau et prenant que… que… bah que vous aurez une vrai console de jeu entre les mains !". La PSP, je l'ai, c'est une vrai belle console performante, mais je n'ai pas forcément envie de me séparer de mon Iphone pour répondre au téléphone quand je joue. Lier les deux pour une population qui possède déjà certainement soit la DS, soit la PSP (mais vu la catégorie, je pencherais plutôt pour la PSP), c'est encore une autre grande prise de risque.

Mais revenons à la publicité en elle-même, car là n'est pas mon discours.

Cette publicité est destiné au grand public ! Elle est diffusé sur les grandes chaînes aux grandes heures et tente de nous persuader constamment de se procurer cet objet qui est, à n'en plus douter, celui de nos rêves.

 

QU'AI-JE VU ?

Si je suis fan de jeux vidéo ou que cela m'attire occasionnellement, quand je regarde la publicité, je vois un homme qui prend son pied devant sa console. Je met en relation le fait que grâce au jeu vidéo il se détache de la réalité et imagine des choses folles mais reste quand même interloqué par la brutalité de la séquence diffusé.

Disons que si je me met dans la peau d'une personne indifférent du sort du jeu vidéo dans la société, qu'est-ce que je vois ? Un homme qui joue au jeux et qui dirige une machine de mort sur les autres ! Qu'est-ce que j'en déduis ? Que les jeux vidéo apporte une pulsion de violence, de mort et de destruction sur notre vie et notre entourage. Mince, les jeux vidéo, c'est dangereux finalement !

Imaginons maintenant que je me mette dans la peau d'une personne anti-jeux vidéo. Là, c'est fête du slip ! La pub apporte de l'eau à mon moulin et je saute de joie dans mon canapé avant d'appeler la plus proche association de mère de famille du coin pour monter des actions. Le jeu vidéo c'est décidément le Diable qui nous ordonne de tirer sur tout ce qui bouge (voir qui permet d'écraser tout le monde au volant d'une voiture) et c'est une déraison pour l'humanité que de subir ce fléau sans agir !

 

Sans être de mauvaise foi, comment défendre ça ?

 

LE CHOC DES ACTIONS

Les faits publicitaires sont irréfutables. Les joueurs sont montrés en prenant plaisir à tirer sur les gens, de les écraser et s'adonner à leur plaisir. Même si ce n'est pas un fou pointant un fusil ou au volant d'une bolide (comme on peut en voir si souvent dans les films), les actions sont directement reliés sans ironie (et c'est très important en publicité, l'ironie !).

Pour ma part je trouve que cette publicité, alors qu'elle veut faire la part belle aux jeux vidéo fouillés, communique clairement sur l'inverse ! Ce n'est qu'une débauche d'actions sans réflexion qui en plus met en danger les personnes aux alentours. Aucune expérience enrichissante, que de l'abrutissement violent. Même en tant que gamer je n'ai pas envie de rejoindre le monde Kevin pour me faire tirer dessus.

Alors qu'Apple communique sur les trilliards de possibilités que possède leur smartphone afin de frustrer ceux qui ne le possède pas encore, au moyen d'une pub subtile, sans mensonge ni vantardise, l'Xpéria Play enfonce ses propres utilisateurs actifs et potentiels !

Non seulement cette publicité ne vante pas son produit mais elle enfonce l'industrie qu'elle voudrait encore plus voir prospérer. Je trouve qu'on ne pouvait pas plus mal représenter son public.

Pour moi, la principale erreur c'est d'avoir représenter le jeu vidéo dans sa simplicité, voir dans sa bassesse la plus totale. Loin d'avoir une opinion défavorable sur les types de jeux illustrés dans la pub, (Space Shooter, simulation de voiture), avouez que leur représentation ne donne pas une belle démo au commun des mortels. Aucune subtilité, tout dans le trash, la vitesse et la violence.  Mince, Sony aurai du dire à l'agence de pub qui s'en occupait, que cette vision n'était qu'une vulgarisation typique à évité. Vulgarisation d'où justement, le jeu vidéo peine à sortir actuellement.

La pub vulgarise, utilise des clichés et fais des jeux de mots débiles pour parler au consommateur, c'est un fait. Mais la pub peut aussi parler avec subtilité et parvenir à nous toucher grâce à une communication étudiée… et une cause juste (ça vaut mieux :p ). Là nous sommes dans un des pires cas: le contresens.

 

CONCLUSION

Alors que dans tous les autres pays, les spots publicitaires sont teinté d'humour ou d'étrangeté, la France a été choisie pour recevoir la publicité qui destituera d'avantage la popularité du jeu vidéo en son sein. Alors que Sony a toujours fait de la publicité tendance avec des idées, des ambiances et une vraie communication adulte (en France du moins), là on tombe de haut.

 

Kevin serait-il au fond de lui un tueur psychopathe qui prendra en otage son patron et sa secrétaire après avoir liquidé les 75 employé de bureau de l'étage ?

 

Dylan est-il en réalité un irresponsable gredin qui extirpera le chauffeur de son bus afin de foncer vers une sortie d'école pour y écraser un maximum de tête blonde ?

 

OUI ! ---- NON !

(Entourez la réponse)

Par Glauktier - Publié dans : Hors sujet - Communauté : Univers Geek
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Jeudi 5 mai 2011 4 05 /05 /Mai /2011 23:55

Sorti en cette fin de beau mois d'avril, les amateurs de films de super-héros (club auquel j'appartiens, je l'avoue) pourront siroter un diabolo menthe avant d'aller voir ce bon vieux THOR qui s'est refait une jeunesse après avoir accompagné HULK dans une série des années 80. Un film surproduit par les studios américains comme ils savent si bien le faire. Bon produit ou mauvais film ?

 

THOR

 

Thor vit depuis toujours auprès de son père Odin, Dieu créateur de toute chose et redoutable porteur du monocle à la glue, dans l'Asgard, le monde des Dieux au centre de l'univers. Il y a des milliers d'années, les Dieux ont gagné une guerre sanglante contre les géants de glace, un peuple austère et tout bleu, de 2 mètres 20, qui voulaient tout détruire juste pour rire (vous voyez ou ça mène les gags débile à la TV !?). Depuis, la source du pouvoir des géants est recueillie dans la chambre forte d'Asgard mais voila-ti-pas que le jour du couronnement de Thor, au moment même ou Odin allait le nommer "roi des dieux", des géants des glace s'introduisent dans le palais et tente de voler ce qui leur appartenait. Ce viol de propriété met hors de lui Thor qui décide d'aller mettre une raclée aux Schtroumpf Esquimaux, allant du coup à l'encontre de la volonté de son père (et roi) Odin. En apprenant la nouvelle, celui-ci bannit irrévocablement notre blondinet préféré du royaume des Dieux vers Midgard (la Terre) parce que s'il ne faut pas se foutre de la gueule de quelqu'un, c'est bien d'Odin.

 

Et 200 000 000 Km plus loin, Thor tombe sur Natalie Portman. LOL.

 

Sur la question du film THOR, je suis assez tranché. Visuellement, THOR est somptueux. Il y a un paquet d'effet spéciaux magnifique sublimant des décors déjà hyper travaillés encore plus beaux. Tout respire le travail intense des équipes de production 2D/3D partout. L'espace, les galaxies, les temples immenses et fantastiques resplendissent. C'est du pur bonheur pour les yeux. Ils ont tellement tout donné dans cette partie de l'espace que du coté de la terre, l'histoire se déroule juste dans une (minable) minuscule ville du Nouveau Mexique ou il n'y a rien à part du sable et un Seven Eleven !

 

Autre aspect que j'ai beaucoup aimé: les costumes. Même si ceux-ci reprennent l'aspect Comics, elles rendent très très bien, pas comme le précédent Choc des Titans et sa Fashion Week Olympienne © (ces dieux nordiques ont plus de goûts que les dieux grecques). Quoi qu'il en soit, Thor habillé en impose (mais pas ses "potos de BaGarrRRrre" composé d'un japonais qui parle mal et d'un français ridicule), ainsi que Odin et le chevalier du Taureau qui garde la Stargate. Par contre le méchant du film, Loki, pue un peu la merde avec son cosplay de criquet.

 

Donc visuellement, THOR en jette un max. Par contre scénaristiquement, je trouve qu'il vaut pas un clou (jeu de mot inside).

 

C'est bien simple, le scénar est risible de simplicité, de raccourcis, de facilité et de stupidité. C'est un divertissement, certes, mais un divertissement franchement pas terrible. Les dieux ont 100 000 ans et se conduisent comme des gamins (et ça vaut pour Odin aussi), les répliques des persos craignent à fond la vanne bon marché, quand au déroulement du film et des scènes d'actions, j'ai été très déçu.

Prenons Loki, le "méchant" pas vraiment méchant mais quand même un peu qui se déguise en cafard le jour des réunions importantes entre Dieux. Ce personnage est décrit par les autres comme physiquement faible mais très "malin", adroit avec le langage. À AUCUN MOMENT je n'ai été convaincu d'un quelconque talent oratoire par ce personnage. Mais pas seulement moi, les autres personnages du film AUSSI ! Personne le crois vraiment, il n'est pas plus perfide qu'un autre, n'a jamais une réplique charismatique ou convaincante, a toujours la larme à l'oeil, et même si les scénaristes ont voulu lui appliqué une psychologie plus poussé que les autres (due à son destin), rien ne tient la route. À plusieurs reprises, j'ai remarqué que le personnage n'avait aucune répartie, même dans les moments forts.

 

Notre brave Natalie Portman, après un très décévant Black Swan, enchaine les rôles faibles et pas franchement au top question figure de la femme importante. Plutot cruche de service, elle ne sert pas à grand chose à part roucouler sur les puissant biceps stéroïdés de Thor.

 

Thor parlons en. C'est peut-être le personnage qui m'a le plus fait marrer parce qu'une fois sur Terre, il garde pendant un temps ses penchants de Dieux tout puissant. Le décalage est fun mais finalement ne dure pas assez longtemps. Une bonne nuit de sommeil moralisateur et puis pouf, monsieur a grandi et SAIT. Il sait qu'il doit tout respecter et connaît toutes les us et coutumes de notre vielle planète bleue. Pas crédible et surtout moins drôle.

 

[SPOIL On]

Parlons maintenant d'un thème plus que houleux en ces temps de popularité grandissante du FN: le racisme dans THOR.

Il se trouve, pour ceux qui ont vu le film, qu'Odin a une super idée. Après avoir dévasté le peuple et le monde des géants des glaces, il y récupère un enfant qu'il adopte mais aussi pour qu'il soit la clef d'un pacte de paix durable à valeur sûre entre eux et les Dieux. C'est une belle idée, vraiment. Mais que nous enseigne le film ? Que même si un être est éduqué de façon différente, il restera quand même le monstre d'origine qu'il est. Soit, Loki (qui déconne un peu en plus) commence à tout vouloir péter, juste parce qu'il découvre qu'il n'est pas d'origine… enfin qu'il ne vient pas de la semence divine d'Odin mais qu'au contact des mister freeze du frigo il redevient l'esquimau qu'il était. Conclusion: quoi qu'on en fasse, les origines auront toujours raisons et un être méchant de nature restera méchant toute sa vie alors mieux vaut les éradiquer! Ah bah bravo les scénaristes américains !

[SPOIL OFF]

 

 

Donc voila mon avis sur ce film à la superproduction visible: C'est un film très beau mais aussi très débile et c'est fort dommage. Pas très divertissant dans son déroulement, il ne satisfait même pas par ses séquences d'actions qui, en plus d'être prévisible - mais très très bien réalisées- ne sont pas intéressantes. Pour moi, THOR vaut le coup d'économiser ses 12€50 (oui monsieur, oui madame, le cinéma est de plus en plus cher) et d'attendre de le voir sur M6 d'ici 1 et 6 mois. Et puis vous noterez que sur le sublime marteau de Thor, Mjolnir, est gravé une monade celte. Et pour un film con, rien de tel qu'un symbole breton.

Par Glauktier - Publié dans : Pour les curieux - Communauté : Univers Geek
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